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Les singuliers d'Anne Percin

Les singuliers

Roman d’Anne Percin

Éditions Babel – 2016

À partir des lettres de trois personnages fictifs, Anne Percin nous transmet l’ambiance et des détails sur le quotidien des peintres installés à Pont-Aven ou au Pouldu vers la fin du XIXe siècle dont Gauguin, Émile Bernard, Meyer de Haan … Les correspondances de Hugo Boch avec son ami Tobias et sa cousine Hazel, par le travail d’Hugo nous parlent aussi de l’arrivée de la photographie dans l’art et la vie quotidienne des gens des villages. Tous trois évoquent les mouvements nouveaux en peinture, les conflits qui opposent les différents courants artistiques, le nabisme, l’impressionnisme, l’académisme. Un peintre se distingue, exceptionnel, mais inclassable : Vincent Van Gogh interpelle, mais n’est pas reconnu, on le renvoie toujours à sa folie. L’auteur offre un regard extérieur sur la relation entre Gauguin et Van Gohg.

J’ai trouvé ce livre passionnant. Il me donnerait presque envie de reprendre mes pinceaux dans cette période de confinement. La correspondance datant de 1888 à 1891 évoque la grippe espagnole et les nombreux morts qu’elle a provoqués, elle permet ainsi un parallèle avec notre situation actuelle. Peu de précautions étaient prises à l’époque, essayons de faire mieux !!!

Auteurs francophones, De la Presqu'île de Crozon et des environs

Article de presse sur « Frère et sœur À chacun son chemin »

Publié le 22 janvier 2020 à 07h04 –

Le Télégramme (Article de Camille Mathy)

Livre. L’émouvant témoignage de Véronique Boënnec

Après 4 ans de travail d’écriture, Véronique Boënnec livre, avec « Frère et sœur, À chacun son chemin », un témoignage émouvant sur la reconstruction de soi.
Après 4 ans de travail d’écriture, Véronique Boënnec livre, avec « Frère et sœur, À chacun son chemin », un témoignage émouvant sur la reconstruction de soi.

Lecture : 2 minutes

Presqu’îlienne depuis 2012, Véronique Boënnec vient de faire paraître son premier ouvrage, « Frère et sœur, À chacun son chemin ». Une histoire de reconstructions qui touche au cœur.

Véronique Boënnec, de sa plume délicate, vient de faire paraître son premier ouvrage, « Frère et sœur, A chacun son chemin ». Un témoignage poignant qui touche au cœur. « Ce livre est une histoire de reconstructions », confie en souriant Véronique Boënnec. « Reconstruction après le suicide de mon frère aîné, reconstruction après un cancer… » Reconstruction du dialogue familial, aussi, après ces drames de la vie. « Tout ce que j’ai écrit a reçu le soutien de mes parents, qui ont été aussi une de mes premières sources », reprend Véronique.

Passage dans un atelier d’écriture

Originaire du Finistère nord, analyste programmeur en informatique de gestion, la jeune femme se met d’abord à la peinture à la fin des années 1990, « pour s’exprimer ». Figuratifs à ses débuts, ses tableaux glissent vers l’abstraction quand elle tombe malade, en 2000. « C’était plus facile pour moi, ça m’a permis d’exorciser. » À son arrivée en Presqu’île en 2012, elle s’inscrit à un atelier d’écriture. « Ça m’a plu direct », lance-t-elle. Tellement qu’en 2017, elle crée son association, Écrire en presqu’île de Crozon, qui réunit chaque semaine une quinzaine d’adhérents.

Trouver la force de rebondir

Pour son livre, quatre ans de travail ont été nécessaires. « La peinture m’avait déjà apaisée et il était important que ce ne soit pas un livre écrit dans la colère », confie Véronique qui, au fil des pages, aborde les thèmes difficiles de la mort, de la maladie ou encore de la maltraitance au travail. Engagé, très personnel, l’ouvrage est un témoignage universel dans lequel chacun peut puiser les forces de rebondir. « Si mon livre provoque des discussions au sein des familles, il aura accompli ce pour quoi je l’ai écrit », conclut Véronique.
À savoir
« Frère et sœur, A chacun son chemin », 17 €. Disponible à la librairie Le Parchemin, à l’Espace culturel Leclerc ou sur la plateforme Amazon.

Auteurs étrangers, Lectures partagées, Roman

La veuve des Van Gogh

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La veuve des Van Gogh

Roman de Camilo Sánchez

Traduction de l’espagnol (Argentine) par Fanchita Gonzalez Batlle
Éditions Liemonji étoile de mer 4 a lire absolumentana Levi – 2017
Dans « La veuve des Van Gogh », l’auteur nous dévoile des extraits du journal intime de Johanna Van Gogh-Bonger, l’épouse de Théo, écrit l’année qui a suivi le décès de son beau-frère Vincent Van Gogh. Ce livre parle de la fin de vie de Théo. Terrassé par le « suicide » par arme à feu de son frère, il s’éteint six mois seulement après la mort de celui-ci. Théo se reproche de ne pas avoir réussi à faire connaître les œuvres de l’artiste alors qu’il est persuadé de son talent. Il tente jusqu’à la fin de sa vie de mettre en place une exposition qui lui est encore une fois refusée.
Nous connaissons déjà le lien fusionnel entre les deux frères, l’auteur Camilo Sánchez nous fait découvrir la réaction de l’épouse de Théo à la suite de son décès. Johanna prend connaissance des lettres de Vincent à Théo et décide de prendre en main la succession des deux frères. La veuve va enfin réussir à faire connaître les peintures de Van Gogh tout d’abord en Hollande puis permettre à ce peintre de génie d’obtenir la renommée internationale qu’il mérite.
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Bleu de Delft

Bleu-de-Delft

Bleu de Delft

Roman de Simone vander Vlugt – 2016

Traduction Guillaume Deneufbourg

Éditions Philippe Rey 10/18 – Prix des libraires 2019emonji étoile de mer 4 a lire absolument

 

 

En mars 1653, la jeune Néerlandaise Catrijn quitte sa campagne natale après la mort de son mari dont elle subissait des violences qui en plus d’être quotidiennes, lui ont fait perdre son enfant. Elle tente sa chance à Amsterdam où elle trouve un travail d’intendante chez un couple dont la femme est peintre. Catrijn, qui a dû abandonner sa passion la peinture pour un mariage décevant, se retrouve à aider sa patronne dans la préparation de ses couleurs (comme le bleu tiré du lapis-lazuli). La jeune femme suit ainsi discrètement les leçons que sa maîtresse reçoit d’un élève de Rembrandt. Son passé la poursuit, le frère de son mari refusant de la voir partir avec son héritage, a fait ouvrir une enquête. Catrijn qui vient de rencontrer l’amour doit se résoudre à partir encore plus loin …

Ce roman nous fait suivre le parcours d’une femme forte, décidée à survivre à la violence conjugale, mais aussi prête à suivre les opportunités qu’on lui offre pour vivre de sa passion. La peinture, au XVIIe siècle aux Pays-Bas, n’était pas très accessible aux femmes, encore moins aux filles de paysans. Bleu de Delft nous fait découvrir le monde de la faïence néerlandaise, qui a pris son essor à cette période. Simone Van der Vlugt évoque très peu la peinture de Rembrandt et de Johannes Vermeer qui a peint la toile « La femme en bleu lisant une lettre » qui sert de couverture à son roman. Ces peintres sont les personnages secondaires de cette histoire pleine de rebondissement.

 

 

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Vincent qu’on assassine

Vincent qu'on assassine Marianne Jaeglé

Vincent qu’on assassine

Roman de Marianne Jaeglé

Édition L’arpenteur (Gallimard – Avril 2016)           cropped-emonji-étoile-de-mer-6-magnifique.png                        Vincent qu'on assassine

D’après les conclusions des historiens Steven Naifeh et Gregory White Smith, Vincent Van Gohg a été assassiné. Se basant sur cette conclusion, Marianne Jaeglé retrace les dernières années de vie de Vincent Van Gogh, de mai 1888, période où il vivait à Arles et espérait la venue de Paul Gauguin, jusqu’au jour fatidique du 25 juillet 1890 où il mourut d’une blessure par balle.

Ce roman est empreint d’émotions que Marianne Jaegle a su merveilleusement restituées. Nous rentrons dans la peau du peintre Vincent Van Gogh, l’éternel écorché vif, au coeur rempli de doute, n’ayant aucune confiance en lui, ni en son talent, mais ne pouvant vivre qu’on peignant, persuadé d’être un poids pour son frère Théo qui croit en lui envers et contre tout et ne sait comment lui faire comprendre. L’auteur réussit brillamment à nous démontrer comment la société dans laquelle vivait Vincent Van Gogh a pu engendrer cette terrible fin.

Interview de Marianne Jaegle

J’avais eu l’occasion d’apprécier le film « At Eternity’s Gate » de Julian Schnabel, sorti le 15 Février sur Netflix, avant de lire le roman de Marianne Jaegle.

 

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Le Cavarage

Le Caravage Tome 1Le Cavarage

Bande dessiné (adultes) de Milo Manara

Histoire complète en 2 tomes – Éditions Glénat

Première Partie  : La palette et l’épée – Avril 2015

Le Caravage Tome 2

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Deuxième Partie : La grâce – Novembre 2018

Michelangelo Merisi da Caravaggio dit Le Caravage (1571-1610) arrive à Rome dans le but de trouver un maître en peinture. Mais son talent est tel qu’il se fait rapidement connaître par sa capacité à faire ressortir la lumière des ténèbres et à créer des oeuvres d’un réalisme sidérant. Son caractère téméraire, susceptible, impétueux et bagarreur va le mettre plus d’une fois dans l’embarras …

Milo Manara raconte avec talent la vie d’un des grands peintres de l’Histoire de l’Art, associant son propre génie à celui de Caravage. La bande dessinée a un atout majeur pour conter la vie d’un peintre, celui de pouvoir intégrer dans le récit des reproductions des oeuvres de l’artiste lui-même. Dans cette discipline Milo Manarava réussit avec ses albums « Le Caravage »  un coup de maître.