Le samedi 25 Mai 2019 de 10 h 30 à 13 h à l’Espace Culturel Leclerc, Zac du Bourg à Crozon, l’auteur Joël Raguénès dédicacera son dernier roman, « Pêcheurs du bout du monde », une fresque en hommage au métier de marin pêcheur, paru aux éditions Calmann Levy.
Exposition aux 3 métiers

En attendant son prochain livre de photographies, Aïcha Dupoy de Guitard nous fait le plaisir d’exposer à « La maison des 3 Métiers » au centre de Crozon, 13 rue Alsace Lorraine.
La nuit des béguines

Roman d’Aline Kiner 
Éditions Liana Levi (Piccolo) -Sept 2018
À l’époque du Moyen âge, quel avenir pour les femmes veuves qui ont accompli leur rôle et devoir de fille, d’épouse et de mère ? Certaines ne souhaitant pas à nouveau subir l’autorité d’un époux, ont trouvé refuge au Grand Béguinage que le Roi Louis IX (Saint Louis) a spécialement créé pour accueillir ces pieuses dames condamnées au veuvage par les croisades et les guerres privées. Au début de XIV ème siècle le spectre de l’hérésie met à mal l’ordre des Templiers. Qu’en sera-t-il de cette communauté de femmes ni religieuses ni laïques qui se sont libérées de certaines règles qui leur étaient imposées ?
Entre Histoire et fiction, Aline Kiner a écrit un hommage à ces femmes courageuses ayant su s’extraire de leur condition. L’auteur nous parle avec un foisonnement de détails de la vie quotidienne des béguines, solidaires, subversives et féministes, conscientes des privilèges qu’elles avaient obtenus mais restant à l’écoute du monde qui les entoure. Par une écriture sensible, Aline Kiner décrit le Paris médiéval, ses odeurs, ses bruits, ses couleurs, ses rues, ses métiers, ses suppliciés, ses cachots, ses superstitions… Le combat de ces femmes reste par ailleurs tellement actuel !!!
Samedi 18 Mai : Dédicaces de Gérard-Henri Hervé

Le samedi 18 Mai 2019 de 14 h à 18 h 30 à l’Espace Culturel Leclerc, Zac du Bourg à Crozon, l’auteur Gérard-Henri Hervé dédicacera son dernier roman policier, « Le poison des millions », paru aux édititions Astoure.
Partir 66° Nord
Récit de voyage de Sandrine Pierrefeu
Éditions Les Îles Maginaires – 2019
Après avoir passé son diplôme de capitaine, Sandrine Pierrefeu rejoint l’Islande où elle retrouve Siggy propriétaire de deux voiliers. Progressivement, elle s’acclimate aux bateaux et à la navigation dans les glaces afin de prendre en charge des groupes de touristes venus découvrir l’Arctique. Cette aventurière nous offre par son récit la possibilité de naviguer dans les grands froids tout en restant au coin du feu. Avec elle, nous appareillons aux côtés de Siggy vers l’île volcan Jan Mayen à bord d’Aurora puis profitons d’une virée sur l’Artika pour nous immerger dans le quotidien des Westfjords islandais. Avec ses équipiers Jon Otto et Teresa, nous la suivons sur Aurora à la découverte du Groenland.
Partir à la découverte du Groenland crique après crique entre les icebergs et les débris de glace flottante, en suivant l’aventure de Sandrine Pierrefeu fût un véritable plaisir. Les images de son voyage à bord des voiliers Artika et Aurora apperçues lors d’une séance de cinéma qu’elle avait organisée afin de partager le film « Une année polaire » de Samuel Collardey, étaient encore dans ma mémoire. L’écriture poétique, intimiste et tendre m’a séduite. L’univers des glaces après la lecture de ce livre me tenterait … presque !!!
Vous trouverez sur le mensuel AMZER du mois d’Avril distribué par Violaine Andrieux un article sur ce beau récit de voyage de Sandrine Pierrefeu.
Article du Télégramme du mardi 13 Août 2019
Auprès de moi toujours

Roman de Kazuo Ishiguro
Traduit de l’anglais par Anne Rabinovitch
Éditions des 2 terres – Mars 2006
Accompagnante depuis bientôt 12 ans, Kathy H après avoir suivi l’un après l’autre ses deux meilleurs amis Ruth et Tommy, revient sur son enfance afin de trouver un sens à leurs vies. Ils ont été élevés au sein d’un établissement nommé Hailsham en Angleterre dans les années 90. Dans ce centre protégé du monde extérieur, tout en donnant une éducation modèle à leurs élèves, les professeurs leur font comprendre qu’ils sont des êtres à part et que leurs destins sont déjà tracés. Un mystère plane, bien que de petites phrases soient distillées avec parcimonie, ils ne sont pas vraiment en âge de prendre réellement conscience de ce que leur avenir leur réservent.
L’auteur maintient un suspens savamment dosé en laissant à Kath la narration de cette histoire troublante, nous dévoilant pas à pas la place de ces enfants dans un modèle sociétal qui dérange. Ce roman d’anticipation décrit un monde cruel que l’on espère ne jamais voir se profiler. J’ai pu penser que la première partie était un peu longue, mais chaque détail compte car des liens se tissent entre les différents élèments de cette enfance dans la suite du récit.
Le film Never Let Me Go de Mark Romaneck a été tiré de ce roman, j’espère pouvoir le regarder sans tarder.
Le Cavarage
Bande dessiné (adultes) de Milo Manara
Histoire complète en 2 tomes – Éditions Glénat
Première Partie : La palette et l’épée – Avril 2015


Deuxième Partie : La grâce – Novembre 2018
Michelangelo Merisi da Caravaggio dit Le Caravage (1571-1610) arrive à Rome dans le but de trouver un maître en peinture. Mais son talent est tel qu’il se fait rapidement connaître par sa capacité à faire ressortir la lumière des ténèbres et à créer des oeuvres d’un réalisme sidérant. Son caractère téméraire, susceptible, impétueux et bagarreur va le mettre plus d’une fois dans l’embarras …
Milo Manara raconte avec talent la vie d’un des grands peintres de l’Histoire de l’Art, associant son propre génie à celui de Caravage. La bande dessinée a un atout majeur pour conter la vie d’un peintre, celui de pouvoir intégrer dans le récit des reproductions des oeuvres de l’artiste lui-même. Dans cette discipline Milo Manarava réussit avec ses albums « Le Caravage » un coup de maître.
Les rêveurs

Roman d’Isabelle Carré
Éditions Grasset – Janvier 2018
Prix des lecteurs Sélection 2019
Une petite fille cherche de la part de sa mère une marque d’attention, elle se confronte à un regard de plus en plus vide. Cette mère qui enfant ou adolescente n’a pas reçu l’attention et le soutien de ses parents même dans les étapes difficiles de sa vie, se noie dans le regret de son premier amour, pourtant un homme va l’aimer malgré l’enfant quelle porte. Ensemble ils créeront un foyer dans la maison aux murs rouges où la petite fille et ses frères passeront leur enfance dans un environnement surprenant pour les visiteurs mais dont elle se souvient avec nostalgie.
Ce roman résonne comme une autobiographie, l’actrice Isabelle Carré s’est lancé dans l’écriture avec une plume poétique, une délicatesse des sentiments. Sans aigreur ni rancune, elle trace un tableau de son enfance qui lui a laissé quelques failles mais a fait sa force. Le théâtre deviendra pour elle malgré son manque d’assurance, un échappatoire, une façon de se créer d’autres vies dans lesquelles elle enfouira ses peurs venues de l’enfance …
Ce roman d’Isabelle Carré dont j’apprécie nombre de ses films (en particulier Les émotifs anonymes et Se souvenir des belles choses ) m’a paru un peu confus au début, en raison de l’absence de chronologie et de l’utilisation volontaire du pronom personnel « elle » ou « il » pour des personnages qui ne sont pas nommés. Puis je me suis laissée prendre par son style et j’ai été très touchée par son histoire et la poésie que son enfance lui inspire.
Si ces messieurs pouvaient plutôt s’installer au salon …

Si ces messieurs pouvaient plutôt s’installer au salon …
Chronique de l’occupation à Camaret-sur-mer
Tome I : 1940-1943
Éditions Notre Presqu’île
Jean-Michel nous fait le plaisir de partager un de ses coups de coeur :
« Un journal de bord détaillé comme le marin qui suit cap par cap, point par point son itinéraire, on vit le quotidien parfois minute par minute d’une famille camarétoise pendant l’occupation allemande durant la seconde guerre mondiale. Des petits riens, des anecdotes qui loin de l’Histoire avec un grand H nous plongent dans la réalité difficile et dangereuse de cette époque.
J’ai aimé ce récit en deux tomes pour l’originalité de sa forme, le journal et aussi pour la résonance avec ma propre histoire familiale. »

Si ces messieurs pouvaient plutôt s’installer au salon …
Chronique de l’occupation à Camaret-sur-mer / Le journal de Jean Le Joly
Tome II : 1944
Éditions Notre Presqu’île
Les amandes amères

Roman de Laurence Cossé
Éditions Gallimard – Septembre 2011
Édith qui en tant que traductrice travaille à la maison accepte quelques heures de ménage de la part de la mère d’Aïcha, Falida. Elle se rend compte que sa femme de ménage de 65 ans ne sait ni lire ni écrire, comprend combien pour cette femme d’origine étrangère, cet illettrisme lui complique la vie, combien cela est humiliant pour cette mère d’être toujours dépendante des autres surtout de ses propres enfants. Édith avec beaucoup de générosité propose à Falida de lui apprendre à lire et écrire pensant que son expérience avec ses fils l’aiderait. Une amitié se lie entre les deux femmes. La violence qui a jalonné la vie de Fadila a marqué son rapport aux autres, elle souffre de solitude et découvre un soutien auprès d’Édith. Mais toute la bonne volonté et l’altruisme de la traductrice viendra t’elle à bout de cet objectif, il semble que Falida oublie au fur à mesure ce qu’elle a eu tant de mal à apprendre.
J’ai été sensible au sujet de ce roman qui traite de l’illettrisme chez l’adulte étranger arrivé en France dont la culture uniquement orale ne facilite pas l’intégration. Cette génération envoie ses enfants à l’école et un fossé se creuse, laissant l’ancienne génération sur le carreau. J’ai eu l’occasion de réfléchir à l’élaboration d’un accompagnement pour des immigrés qui eux savaient écrire dans leur langue maternelle. Il me semble que l’association de l’image avec les mots leurs aurait été d’une grande aide, cela m’a surpris que l’auteur n’ait pas pensé à intégrer ce support dans son apprentissage.

